Êtres de désir : dimanche 15 mars.

Le texte de l’évangile, sur le site de l’AELF.

Pour situer le texte :

     Il se passe maintenant quelque chose de massif : nous étions en compagnie de Matthieu et de son témoignage, malmené certes mais tout de même nous étions avec lui. Voilà que pour trois semaines nous changeons de planète, ou plutôt voilà que trois grosses météorites, fragments de la même planète, nous tombent dessus ! Trois passages de l’évangile de saint Jean. L’explication n’est pas dans les textes eux-mêmes, ni même dans l’histoire ou le mystère de Jésus : il s’agit d’une trace médiévale de la préparation au baptême des adultes. Les médiévaux, dans la construction de la liturgie, ont déployé la célébration du baptême sur l’ensemble du temps du carême, donc de la préparation à Pâques (où ont lieu les baptêmes, traditionnellement). Plusieurs dimanches qui précèdent se sont vus érigés en célébration de « scrutins » (l’idée est celle de l’élection, du choix) déployant chacun un aspect de ce que la théologie médiévale du baptême mettait en avant. Et un texte d’évangile a été à chaque fois placé comme illustration de cet aspect du baptême. Ce sont ces trois évangiles, tous pris chez Jean, que nous allons trouver aujourd’hui et les deux semaines prochaines.

     Le texte d’aujourd’hui se situe, dans l’évangile de Jean, lors de l’un des nombreux aller-retours de Jésus entre la Judée et la Galilée (les trois autres témoignages sont plutôt construits autour de l’idée d’une grande montée à Jérusalem qui se finit par la passion, la mort et la résurrection). Il s’agit néanmoins, chez Jean, plus d’un rythme que d’un vrai récit : ici, précédemment, Jésus a eu tout un entretien de nuit avec Nicodème, mais où la chose se passe, difficile de le savoir. On imagine que c’était en Judée, peut-être même à Jérusalem qui sait ? On le déduit du fait qu’il nous est dit maintenant que Jésus préfère quitter la Judée parce que le bruit court qu’il fait plus de disciples que Jean-Baptiste, et que ce bruit est parvenu aux oreilles des Pharisiens. Sans doute se sent-il menacé par eux de ce fait, et préfère-t-il s’éloigner dans la « zone grise » de la Galilée, plus éloignée des centres du pouvoir. Or pour s’y rendre, il doit traverser la Samarie, et le texte qui nous est donné se situe à ce moment, dans la traversé de la Samarie.

Mon modeste commentaire :

     « Il arrive donc dans une ville de Samarie appelée Sychar proche du domaine qu’avait donné Jacob à son fils de Joseph. Là était en effet la source de Jacob. » Sychar est, selon toute vraisemblance, la Sichem de la Bible, une ville assez proche de la Naplouse d’aujourd’hui, en plein territoire palestinien. Cela fait un contact entre la situation d’alors et celle d’aujourd’hui : autant les Samaritains étaient rejetés par les Juifs d’alors, autant les Palestiniens par nombre d’Israéliens d’aujourd’hui (les raisons sont toutefois bien différentes, et l’histoire aussi). Mais le Juif Jésus est bien là, dans cette ville.

     Jean rappelle que nous sommes à proximité d’un domaine donné par le patriarche Jacob à son fils Joseph : la Genèse rapporte bien que Jacob a acheté un champ à Sichem pour cent pièces d’argent (Gn.33,19) et qu’il y a élevé un autel au dieu El, elle rapporte aussi que Sichem est pillée par deux des fils de Jacob pour une sombre histoire matrimoniale, et aussi que c’est là que toute la tribu Jacob enfouit ses « dieux étrangers » avant de monter à Béthel sacrifier à El. Sichem est encore le lieu où Joseph vient chercher ses frères, « où sont mes frères ? » : mais il les trouve plus loin, et c’est plus loin, à Dotane, qu’ils le jettent dans une citerne avant de le vendre à des caravaniers. Enfin, Sichem est donnée par Jacob à Joseph avant de mourir (Gn.48,22), et est d’ailleurs présentée comme une colline. Mais il n’est pas question de source : sans doute s’agit-il d’une tradition juive ? En tous cas, nous ne voyons pas bien la portée que peut avoir cette précision, faute de … sources !

     L’image de la source est néanmoins une image très forte. Dans la Genèse, c’est plutôt Isaac qui est le spécialiste du forage des puits. Origène, un grand auteur du III° siècle, commente ainsi la chose : « Quiconque d’entre nous administre la parole de dieu creuse un puits et cherche de l’eau vive dont il puisse réconforter ses auditeurs. Si donc je me mets moi aussi à expliquer les paroles des anciens, si j’y cherche un sens spirituel, si j’essaye d’enlever le voile de la loi et de montrer que ce qui est écrit a un sens allégorique, pour ma part je creuse des puits […] Ne cessons jamais de creuser des puits d’eau vive. Et en expliquant tantôt de l’ancien, tantôt du nouveau, rendons-nous semblables à ce scribe de l’Evangile dont le Seigneur a dit qu’il tire de ses trésors des choses nouvelles et des choses anciennes. » Mais en fait, Origène voit surtout dans Isaac une figure de Jésus, celui qui fait vraiment accéder aux secrets du dieu, et surtout celui qui nous apprend à creuser, à chercher : « Il a donc ouvert les puits et nous a appris à ne pas chercher Dieu dans un lieu déterminé, mais à reconnaître que « sur toute la terre un sacrifice est offert à son nom ». C’est maintenant en effet « le temps où les vrais adorateurs adorent le Père », non plus à Jérusalem ni sur le mont Garizim, « mais en esprit et en vérité ». Dieu n’habite donc pas dans un lieu ni sur la terre, il habite dans le cœur. Tu cherches la demeure de Dieu ? Un cœur pur, voilà sa demeure. » Et de ce fait, c’est en chaque être humain qu’un puits peut être creusé pour accéder à la source : « Remarque qu’il se trouve aussi que chacune de nos âmes contient un puits d’eau vive, il y a enfouis en elle un certain sens céleste et l’image de Dieu. […] Maintenant qu’est venu notre Isaac, accueillons sa venue et creusons nos puits ; rejetons-en la terre, purifions-les de toute ordure, de toute pensée fangeuse et terrestre : nous trouverons en eux l’eau vive, cette eau dont le Seigneur dit « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » […] Car il est là, le Verbe de Dieu, et son opération actuelle est d’écarter la terre de chacune de vos âmes et d’ouvrir ta souche. Il est en toi, en effet, et ne vient pas du dehors, comme aussi « le royaume de Dieu est en toi. » (ORIGENE, Homélies sur la Genèse, XIII, Sources Chrétiennes 7bis, © Cerf, 1985)

     « Jésus donc, fatigué par le voyage, était assis tel que, à la source ; c’était environ la sixième heure. » Jésus est fatigué, ou lassé, ou encore dégoûté (le mot a les trois significations), par le voyage. Se rendre ainsi en peu de temps de Judée en Galilée ne se fait pas sans effort; et Jésus ne manque pas d’éprouver ce que tout un chacun éprouverait en pareille situation, la situation somme toute d’un réfugié, contraint à fuir un pouvoir qui le menace. La fatigue ou autre est même grande : l’adjectif est en fait une forme verbale du parfait, elle indique une mesure comble, accomplie. Bref : ras-le-bol, au sens fort. Il s’est assis à la source : le mot indique bien un jaillissement d’eau vive, même si elle est profonde, car la suite va nous apprendre qu’il faut aller la puiser au fond d’un puits. Nous connaissons plus les puits qui font accéder à une nappe phréatique, d’eau stagnante donc. Mais là, il s’agit bien d’une source, mais cachée dans la profondeur de la terre. Il ne s’est pas changé, il ne s’est pas apprêté, il s’est juste posé là comme il était. En plus, nous sommes au milieu de la journée : on peut imaginer la soif qui l’étreint et de par la chaleur, et de par la fatigue. Et on peut imaginer encore plus alors la frustration d’être à la source mais de ne pas pouvoir boire, n’étant pas équipé ! Avoir soif, avoir très soif, à côté d’une source… C’est presque le supplice de Tantale.

     « Vient une femme de la Samarie pour puiser de l’eau. » Voilà la situation tout-à-fait établie. Lui est seul, fatigué, assoiffé et sans moyen. Vient une femme –qui, dans l’esprit du temps, ne devrait pas, seule, s’approcher d’un homme seul–, issue de la Samarie –qu’un Juif ne devrait pas fréquenter ; encore moins un maître d’enseignement : mais cela s’étend aussi au fait qu’elle soit une femme–, mais qui est équipée de ce qu’il faut pour puiser. En pareille situation, quoiqu’avec moins de raisons les séparant, s’était déjà trouvé Eliézer, le serviteur d’Abraham, envoyé par celui-ci pour trouver une épouse à Isaac son fils. Eliézer s’était posté près du puits et avait résolu que la femme qu’il solliciterait pour lui donner à boire et qui accepterait, non seulement pour lui-même mais aussi pour ses chameaux, serait celle à laquelle il s’intéresserait. C’est que ce moyen créait d’emblée une rare sélection : a priori, elles n’écouteraient ni un homme ni un étranger. Et quand il demande à boire à Rebecca, « Elle répondit : « Bois, mon seigneur. » Et, de la main, elle s’empressa d’abaisser la cruche pour lui donner à boire. Quand elle eut fini de lui donner à boire, elle dit : « Pour tes chameaux aussi, j’irai puiser jusqu’à ce qu’ils aient bu à satiété. » Elle s’empressa de vider la cruche dans l’abreuvoir et courut de nouveau chercher de l’eau au puits. Elle puisa ainsi pour tous les chameaux. » (Gn.24,18-20).

Drouet - Christ et Samaritaine
Gervais DROUET, Le Christ et la Samaritaine, 1655, 98 cm, pierre, taille directe. Toulouse, Musée des Augustins. Il se fait moindre en exprimant son désir, mais déjà tout entier il est source et son vêtement semble déjà ruisseler. Elle a déjà le regard qui se perd, à la recherche de son désir qui n’est qu’à la mesure de celui qui l’a faite.

     « Jésus lui dit : «donne-moi à boire.» Ses disciples en effet l’avaient laissé pour la ville afin d’acheter de la nourriture. » C’est lui qui prend l’initiative. Et il le fait par une demande, il ose dire ce qui lui manque, avouer sa soif. Il exprime son désir. Et il le fait non d’une manière très générale, à la cantonade,  mais bien en s’adressant à cette femme en particulier. Au-delà de toutes les préventions et de toutes les barrières. C’est magnifique ! Oser adresser à un(e) autre son désir profond, vital. En général, plus c’est profond, moins on ose le dire, même se le dire à soi-même : il y a quelque chose de brutal à formuler ce genre de choses, quelque chose d’inconvenant. Peut-être aussi qu’on sent l’aspect capital de telles demandes, être repoussé c’est mourir, en quelque mesure. Il y a ainsi des désirs qui sont si essentiels qu’on préfère les taire plutôt que se voir mal accueillis. Cette soif est mise en contraste avec la phase qui suit : les disciples sont partis acheter de la nourriture. D’une part, ils « l’avaient laissé« , ils ont préféré la quête de nourriture à sa compagnie (ils auraient pu se répartir…). D’autre part, ce qu’ils vont chercher ne pourrait répondre au désir de Jésus : c’est de la nourriture, non à boire, qu’ils vont chercher. Et puis ils vont acheter, faire le marché. Jésus demande un don, c’est aussi d’une gratuité qu’il a soif. Les trois petits mots (donne, à-moi, boire : littéralement) disent autant le désir de gratuité que la nature personnelle de la demande ainsi que la soif.

     « Lui dit donc la femme, la Samaritaine : «Comment toi, qui es Juif, peux-tu demander à boire à moi, qui suis une femme samaritaine ?!» Les Juifs en effet n’ont pas de relation avec les Samaritains. » Jésus est fraîchement reçu. Il se dévoilait, il prenait un risque : mal lui en a pris. Il y a de l’étonnement chez cette femme, sans doute aussi de la prévention : l’absence de relation est à double sens, on ne franchit jamais simplement les barrières sociales. Reste que Jésus reste avec sa soif ardente, reste aussi qu’il s’est exposé et se voit pour le moment opposer un refus. « Jésus répond et lui dit : «Si tu te représentais le présent du dieu et qui est celui qui te dit : ‹donne-moi à boire›, toi tu lui demanderais et à toi il donnerait de l’eau vive». » La fin de la phrase est assez claire : si la situation était inverse, je n’aurais pas hésité un seul instant : à ta demande, je te donnerais à boire, sans hésiter, sans tergiverser. Mais comment la situation serait-elle inversée ? N’est-ce pas une hypothèse irréelle, impossible, une pure supposition ? Eh bien non : c’est juste l’effet d’une ignorance : « si tu te représentais… » Le verbe [éïdoo], c’est d’abord voir de ses yeux, examiner. C’est quand ce verbe est au parfait (ce qui est le cas ici) qu’il prend aussi le sens de savoir, être instruit de, mais aussi sentir. Cette femme de Samarie ne voit pas, elle ne sent pas les choses, elle ignore ce qui est devant elle.

     Et qu’est-ce qui est devant elle ? La façon dont Jésus formule les choses laisse entendre comment lui-même les comprend. Lui, en présence d’une autre personne, la voit comme un cadeau, un présent, un don du dieu. Et c’est cela qui ouvre, et c’est cela qui fait oser la confiance, et c’est cela qui fait se livrer. Car si nous devions prendre l’initiative, si nous devions toujours faire l’effort de nous ouvrir, de nous découvrir, de nous livrer, sans doute n’y arriverions-nous jamais, ou si rarement. Mais si tu vois l’autre comme un don, comme un cadeau du ciel alors non seulement tu oses à cause de celui qui te fait cadeau, mais même ta situation n’est plus la même, ce n’est plus toi qui as l’initiative. Tu ne fais plus que répondre à un autre qui, lui, a osé. Jésus livre ici un secret précieux : comment lui-même a osé s’ouvrir à l’inconnu (en général), et à l’inconnue (en particulier). Et si, évidemment, son interlocutrice était dans la même disposition d’esprit, sans doute aurait-elle été la première à demander, à s’ouvrir.

     Un seul hic : comment aurait-il pu, sans outillage adéquat, lui donner … de l’eau vive ! La femme remarque immédiatement cela, et on la devine avec l’air un peu amusé, peut-être même le sourire un peu narquois. Mine de rien, il est toujours flatteur de s’entendre dire qu’on a besoin de vous, et du coup tentant de faire sentir que c’est bien le cas, d’insister sur sa propre supériorité : « seigneur, tu n’as même pas de seau et le puits est profond : d’où as-tu donc l’eau, la vive ? Tu serais donc plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné le puits, et qui en a bu, ainsi que ses fils et ses bêtes ?« . Le « seigneur« , c’est un « monsieur« , tout simplement. Mais on voit bien le ton qui tourne à l’ironie? Allons donc, mon bon monsieur, ne joue pas à ça avec moi ! Comment irais-tu la prendre, ton eau ? Tu n’as rien, pas de seau, pas d’écope, rien. Et tu ne vas pas descendre dans le puits ! Jacob, le patriarche lui-même, avait des moyens et il a dû faire creuser pour en arriver à l’eau, à la source enfouie. Et toi, tu y arriverais sans moyen ? Allons !… Voilà un dialogue fort mal engagé. Quand vient le ton de l’ironie, vient une distance qui n’est pas près de se réduire.

     Mais en effet, elle a bien visé, et c’est ce que Jésus relève. Elle a repéré qu’il n’était peut-être pas question que de cette eau-ci. Il poursuit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura soif de nouveau ; celui en revanche qui boit l’eau que moi je lui donnerai, n’aura plus soif dans l’éternité, au contraire : l’eau que je lui donnerai adviendra en lui source d’eau s’élançant en vie éternelle. » Cette fois-ci, il est bien clair qu’il y a deux eaux différentes, celle-ci, qui est au fond du puits, et celle-là, une autre, dont l’appellation est à l’évidence métaphorique. La grande différence est d’abord par l’expérience qu’on en fait : l’une, celle des profondeurs de la terre, n’étanche pas définitivement la soif, il faut en reprendre, y retourner. Autrement dit, la soif reste toujours la plus forte, c’est toujours elle qui revient. Le désir n’est pas rassasié par ce qui vient des profondeurs de la terre, il se révèle indéfini. Notre soif est symbole de notre désir profond que rien ne vient combler.

     En revanche, il y a une autre eau, que lui promet, et qui a un pouvoir étonnant : elle est plus grande que le désir et l’absorbe tout entier. Voilà une mise au point étonnante et très originale. Le bouddhisme a bien une doctrine du désir : c’est que, constatant que rien ne le comble, il est source de souffrance. Et le mieux est de le faire taire, de ne plus l’éprouver, de ne plus rien désirer. L’évangile de Jean dit tout autre chose : le désir, c’est l’homme. Nous sommes chacun un être de désir, le nier c’est nous nier nous-mêmes. Mais reconnaître nos désirs, mettre des mots sur eux, vivre avec eux même insatisfait, c’est se révéler à nous-mêmes, comme dire nos désirs c’est se révéler aux autres. Surtout, surtout, ne pas les nier : rester des assoiffés, garder la bouche ouverte, attendre ce qui étanchera vraiment notre soif, le désirer de tout notre être. Le désir fera grandir l’être, et plus grand il sera, de plus il sera comblé et rassasié. Nous somme comme de grandes outres de cuir, le désir tire sur la peau et agrandit l’outre, mais une eau existe qui la remplira. Quelle promesse !

     J’ai traduit très « solennellement » [aïoone] par « éternité » : en réalité, le mot, s’il prend ce sens parfois en philosophie, désigne avant tout la durée de la vie, que ce soit une durée individuelle (alors on dirait : « toute une vie« ) ou collective (alors on dirait : « une ère, un siècle, un âge« ). Ainsi, ce n’est pas « plus tard » que l’on aura plus soif (on comprend parfois, fort mal soit dit ne passant, l’éternité) : c’est dès maintenant, c’est aujourd’hui mais à jamais. Comment cela ? Parce que le désir devient lui-même source de vie. Ça, c’est une révolution, ou une révélation. Oser vivre ses désirs, ne pas les taire, ne pas non plus les tromper en croyant les combler à peu de frais (car on peut boire à bien des sources : mais l’effet est toujours le même, toujours soif), c’est en vivre, et ce pour toute une vie. Si tu oses être un être de désir, ton désir devient ta propre nourriture, ce qui te fait vivre, et non seulement toi mais ceux qui sont autour de toi. Parce qu’alors tu vis dans une direction, tu t’élances, tu bondis : c’est le sens du verbe [allomaï], souvent traduit jaillir, mais qui veut dire clairement sauter, bondir, s’élancer. Le désir profond qui est en nous est l’élan de toute une vie. Et non seulement un élan individuel, mais un élan pour tous, une force d’entraînement à nulle autre pareille. Lecteur, quel est ton désir ? Fais-en ton élan, dégage-toi des rassasiements faciles et trompeurs, cherche-le, nomme-le, ose en vivre. De quoi as-tu soif ? C’est là qu’est ta vie.

     🙂 Si c’est de la fin du texte, je m’en occuperai une autre année, promis ! 🙂

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