Des représentations à la réalité : dimanche 8 mars.

Le texte de l’évangile, sur le site de l’AELF.

Pour situer le texte :

     Maintenant, un prodigieux bond en avant, puisque nous voilà emportés au beau milieu de l’évangile de Matthieu ! Une étape décisive a été franchie avec la décapitation de Jean Baptiste. Jésus a tenté de se retirer dans un lieu désert, mais une foule considérable l’y a rejoint, foule qu’il a fallu nourrir. Retour, controverse avec les pharisiens autour de la question de la pureté, nouvelle tentative de retrait dans l’ancienne Phénicie, du côté de Tyr et Sidon : demande de guérison d’une mère étrangère pour sa fille, bientôt suivie à nouveau par une foule nombreuse, guérisons, nouvelle multiplication des pains. Et nouvelle controverse avec des pharisiens et sadducéens qui demandent « un signe ».

     Toujours aux frontières, mais du côté de Césarée de Philippe cette fois (c’est-à-dire qu’il opère depuis la côte une sorte de grand arc vers l’est et un peu vers le sud), Jésus en vient à demander à ses disciples comment ils parlent de lui. Pierre ayant fait une belle déclaration qu’il est le Messie, il le loue pour sa foi mais récuse en même temps un tel titre et recommande qu’on ne s’en serve pas : et il commence à annoncer sa passion (ce qui est antinomique avec le titre glorieux de Messie). Et parce que Pierre n’accepte pas une telle annonce, soit qu’elle lui paraisse du pessimisme, soit qu’elle lui semble d’une modestie mal placée, Jésus le reprend vertement et ouvertement. Et d’insister : il convient, non de lui dicter sa conduite mais de le suivre, et qui plus est : le suivre en « prenant sa croix ».

     C’est suite à cet épisode-là que vient le récit qui nous est donné aujourd’hui.

Mon modeste commentaire :

     « Et après six jours Jésus prend Pierre et Jacques et Jean son frère et les fait monter dans une montagne élevée à part. » Après six jours… délai étonnant : pourquoi Matthieu met-il ce délai dans sa narration ? En mettant ce délai, il fait à la fois une séparation et un lien avec ce qui précède. Une séparation, parce qu’il y a tout de même six jours de distance, nous ne sommes pas dans la suite immédiate, nous ne sommes pas dans un enchaînement. Mais un lien, parce que justement le délai se fait bien par rapport à ce qui précède, c’est l’événement suivant dans la narration. Or on se souvient que, dans l’épisode précédent, Jésus a annoncé pour la première fois qu’il « doit s’en aller à Jérusalem et beaucoup souffrir des anciens, grands-prêtres et scribes, et être tué et, le troisième jour, se relever. » Et Pierre l’a pris à part pour le « rabrouer« , ce qui est tout de même un reproche vigoureux, suite à quoi il s’est fait remettre vertement à sa place. Comme quoi, le message a du mal à passer, message qu’il n’est pas un « messie glorieux », que sa mission et son style sont tout autres.

     Mais peut-être est-ce là précisément le lien et la distinction entre nos deux épisodes, marqué par ce « après six jours » : Pierre en particulier (mais pas seulement) veut du glorieux et bloque sur une annonce tout-à-fait opposée. Et bien cela se médite. Et le fruit de cette méditation est peut-être de passer par un biais pour lui faire entendre la même chose. Tu veux de la gloire ? Tu vas en avoir. Mais tu vas mieux comprendre de quelle nature elle est, en quoi elle consiste. Je vais te prendre, Pierre, toi et les autres, par où tu attends, et t’emmener par ce chemin vers ce à quoi tu ne t’attends pas. Il me semble que cette manière de comprendre le texte est soulignée par le verbe employé par Matthieu : c’est le même verbe que nous avons trouvé la semaine dernière pour le « transport » à Jérusalem, qui signifie à la fois « prendre avec soi » et « recevoir« . Il me semble que Matthieu nous dit que six jours après, en prenant concrètement avec lui Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, il les « reçoit » pour ce qu’ils sont, où ils en sont, il les prend comme ils sont, et il va les « faire monter » dans une montagne très haute (la montagne, lieu traditionnel de la rencontre du dieu). Et le [kat’idiane], « à part » ou « en particulier« , peut avoir cette nuance-là, que c’est avec la préoccupation de chacun, du cheminement particulier de chacun, qu’il prend cette initiative.

     « Et il est métamorphosé devant eux, et brille sa face comme le soleil, ses vêtements quant à eux deviennent blancs comme la lumière. » Il n’est affirmé nulle part dans le texte de Matthieu que cette transformation ait lieu en haut de la montagne, ce peut-être aussi bien durant la montée. Car ce qui compte, c’est qu’ils soient en phase ascendante. L’enchaînement rapide, presque brutal, de Matthieu donne cette impression. C’est tout de suite qu’ils voient cette métamorphose, et ce n’est que le début de leur voyage. La [morphè], c’est la figure, l’espèce : ce n’est pas qu’un contour, une extériorité, mais la spécification d’un être par ce qu’on en perçoit. Quand on dit à quelqu’un : « Ah ! Tu m’as l’air en forme ! », ce n’est pas d’une description des contours de sa silhouette qu’il s’agit (« En forme de quoi ? » pourrait-on répondre plaisamment), mais de la perception à certains signes d’une bonne santé générale, d’un allant, d’un dynamisme profond. C’est cela qui est changé dans la « métamorphose » : les signes sont donnés de l’état profond.

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Lewis BOWMAN, la Transfiguration. Nos yeux sont saturés de lumière, à peine reconnaît-on des formes. Bientôt la nuit va envahir les yeux et c’est par la foi seule que se rencontrera le vrai Jésus, au-delà de toute représentation.

     Dans « La Métamorphose » de Franz Kafka, « En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. […] » Et le lecteur va vite comprendre qu’en fait, Gregor Samsa donne désormais les signes de ce qu’il est devenu dans une société qui l’a déshumanisé, il refuse maintenant de tout son être de se plier à ce qu’on a fait de lui, et il révèle par là la cruauté du monde technicien et matérialiste qui ne jure plus que par l’avoir. La métamorphose de Jésus, elle, révèle son être tout lumineux, « brille son [prossoopone] comme le soleil« , c’est-à-dire ce que l’on présente lorsqu’on rencontre quelqu’un : sa face, son endroit, ce que l’on offre à l’autre et qu’il a face à soi. Voilà la gloire messianique attendue par Pierre et les autres, et même plus encore. Le soleil, source de chaleur et de lumière, condition incontournable de la vie, aspiration de tous les êtres qui poussent vers lui : voilà ce qu’offre le maître à ses disciples. Qui plus est, cette lumière est communicative, « ses vêtements quant à eux deviennent blancs comme la lumière« . Ce messie attendu, ce fils de l’homme espéré, les voilà tous deux un seul être céleste, rayonnant, redoutable, incomparable. C’est d’autant plus lui qu’il a manifestement ce pouvoir transformant attendu, ce qu’il touche (ou qui le touche) reçoit la vertu même dont il est la source.

     « Et voici qu’apparaît à eux Moïse et Elie qui conversent avec lui. » Nouvelle étape, il n’est pas seul. Dans l’éblouissement de soleil et de lumière, dans cette clarté aveuglante, leurs yeux aperçoivent deux « monstres sacrés », les personnalités fondatrices de leur pratique religieuse et de leur univers spirituel. Le verbe [laléoo], employé ici, a certes la signification de parler avec, de converser, mais il sous-entend fondamentalement le son, en son sens propre et premier c’est même prononcer des sons inarticulés. On comprend donc que les trois disciples font non seulement une expérience visuelle, celle d’une lumière aveuglante –et c’est dire justement qu’ils ne voient pas grand-chose !–, mais aussi une expérience auditive, au départ sans doute peu distincte, mais qui le devient et rend témoin d’une conversation.

Notons une chose au passage : Matthieu est tout de même un écrivain de grande qualité, il nous fait changer insensiblement de point de vue. Nous étions jusqu’à la phrase précédente au point de vue de Jésus, de ce qu’il décide, de ce qu’il fait, et nous voilà maintenant sans presque nous en rendre compte du côté des disciples, de l’expérience qu’ils font. Ils constatent, et le lecteur avec eux, que Jésus est tout-à-fait comme ils le désiraient,  plein de gloire et de lumière, mais que du coup ils ne le voient plus, leurs yeux en sont saturés. Ils n’en meurent pas comme Sémélé, qui voulait voir son amant Zeus tel qu’il est en réalité chez les dieux, et qui s’en trouve foudroyée, mais leurs pauvres yeux confirment, par la compagnie qu’ils lui voient maintenant, le statut exceptionnel de celui qu’il suivent. Cependant la réalité les contraint à changer de sens pour continuer de percevoir, ils doivent passer sur l’ouïe, s’appuyer sur ce qu’ils entendent plus que sur ce qu’ils voient. C’est ce qui ouvre à la foi, qui « vient de ce qu’on entend« .

     « Or proposant, Pierre dit à Jésus : seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu veux je ferai ici trois tentes, pour toi une et pour Moïse une et pour Elie une. » Dans ce contexte Pierre, à la parole souvent prompte, fait une offre. Sa prise de parole révèle une ambiguïté. « Il est bon que nous soyons ici« , c’est à la fois : « Tu en as de la chance de nous avoir, je suis l’homme de la situation, regarde un peu ce que je peux faire pour toi et eux, en serviteur zélé », et en même temps c’est : « Hmm ! Quel bonheur d’être là, d’assister à cela, d’être dans le secret d’une telle grandeur ! ». Pierre est prêt à être le serviteur, ici, c’est une bonne manière d’assurer sa place et de participer à ce moment hors du temps et qu’il souhaite manifestement sans limite. Dresser les tentes, c’est arrêter la marche : c’est ce que les Hébreux faisaient au désert quand ils faisaient étape, c’est ce que les Juifs d’alors et d’aujourd’hui commémorent lors de la Fête des Tentes, la Pentecôte (c’est-à-dire cinquante jours après la Pâque). Et toujours on dressait au milieu du camp la fameuse Tente de la Rencontre, celle où Moïse rencontrait et parlait « bouche à bouche » (littéralement) avec le dieu, exactement comme fera après Elie sur la montagne de l’Horeb. Pierre, peut-être, se verrait bien en Josué, ne quittant pas la Tente.

     « Lui parlant encore, voici qu’une nuée lumineuse les obombre, et voici une voix hors de la nuée qui dit : celui-ci c’est mon fils, le chéri, que j’approuve : écoutez-le. » Pierre voudrait arrêter le temps, arrêter l’expérience, rester toujours à ce qui correspond si bien à tout ce qu’il a espéré, à ce qui lui a fait faire des reproches appuyés à Jésus qui se laissait aller à annoncer que tout cela finirait mal. Mais la montée continue, on n’est pas au sommet encore de cette montagne, de cette rencontre. Il parle encore, il n’a pas le temps de finir de dire ce qu’il veut, que déjà « une nuée lumineuse les obombre » tous. La nuée lumineuse, c’est celle qui guidait le peuple hébreu à sa sortie d’Égypte, c’est celle qui s’est intercalée entre l’armée égyptienne et le peuple, le temps que s’ouvre la mer, c’est celle qui les a guidé jusqu’à la montagne de la Rencontre. La signification est clairement pascale, il s’agit de sortir d’un pays d’esclavage et d’aller à la rencontre du dieu qui les conduit. Esclave d’une représentation ? Or le peuple jamais n’était entré dans la nuée, seul Moïse a fait cette expérience en montant sur la montagne, vers ce sommet plein d’éclairs qui faisait peur à tous : lui est entré dans la nuée.

     Cette nuée était lumineuse, elle était ombre épaisse le jour et colonne de feu la nuit. Dans la lumière environnante, elle apparaissait épaisse, obscure, mystérieuse. Mais dans la ténèbre environnante, elle apparaissait lumineuse, flamboyante. Pierre ne voyait déjà plus celui qu’il suivait parce qu’il était déjà aussi aveuglant que le soleil, maintenant il ne voit plus rien du tout, les disciples ne se voient plus les uns les autres. Comme dit Homère dans l’Odyssée, « la nuit tombe du ciel« . Ils avaient commencé d’entendre, voici qu’ils n’ont plus que l’ouïe à leur disposition. L’absence de vision les délivre de toute représentation, de l’esclavage de l’imagination en la matière. Et justement c’est une voix qui se fait entendre maintenant, une voix qui sort de la nuée. Et ce que dit la voix, c’est mot pour mot, sans en rien changer, ni un iota ni un accent, ce qu’a dit au baptême de Jésus la voix qui sortait du ciel (Solidarité à tout va : dimanche 12 janvier.).

     Ces paroles étaient une confirmation du choix de Jésus, non de se faire grand et apparent, non de réaliser avec ostentation et puissance sa mission, mais de se faire humble et solidaire de tous, de rejoindre le dernier de tous, de rejoindre le dernier des pécheurs. Voici donc la confirmation renouvelée à l’oreille des disciples : ils entendent, comme jamais on entend, dans la terreur et l’obscurité totale, le ciel effacer toutes les représentations qu’ils ont dans l’esprit et l’imaginaire, dans l’espoir et l’attente, et n’imprimer QUE ce choix de Jésus de la solidarité totale avec les pécheurs, quel qu’en soit le prix. C’est à ce prix que, encore et toujours, le ciel reconnaît Jésus pour son fils authentique, « c’est bien mon fils, celui-là, pour faire une chose pareille ». Un père s’émerveille des trouvailles et des initiatives de son fils, et trouve sa joie dans l’évidence que celui-là a dans le cœur ce que lui-même a dans le cœur. Et pour nous aussi, encore aujourd’hui, rejoindre Jésus sera toujours partir de là, de son choix fondateur. Et faire ce choix avec lui.

     Mais il y a aussi un ajout, une coda : l’injonction « écoutez-le« . Cela, c’est pour les disciples. Vous avez faits maintenant l’expérience de son authenticité divine, céleste. Vous vous êtes vus confirmer que c’est bien en faisant ce qu’il fait qu’il est authentique image du père, fidèle à sa mission reçue du ciel. Non en se séparant ou se distinguant des autres hommes, mais bien en les rejoignant, sans se préserver en rien, sans se mettre à l’abri, sans garder la moindre réserve. Il est trop ce qu’il est pour perdre rien à ce jeu. Mais ce qu’il ne faut pas perdre, ce n’est pas soi : ce sont les hommes. Ceux-là, il ne faut pas les perdre. Alors écoutez-le ! En lui je vous dis tout, et après lui je n’ai plus rien à vous dire. La parole qu’il est, épuise totalement tout le message que j’ai à vous faire entendre. Videz-vous de vos représentations, de vos images, de vos exigences à son égard. Suivez-le, écoutez-le, laissez-le vous redessiner tout entier. Vous non plus, ne cherchez pas à vous distinguer des autres hommes, ne cherchez pas des rites ou des pratiques qui vous mettent à part, ne cherchez pas des luttes ou des oppositions qui vous situent toujours comme si vous étiez en dehors du monde. Montres-vous au contraire solidaires, compréhensifs, unifiants. Ne cherchez pas à vous préserver, mais « tout à tous« , non pas en maîtres qui savent et qui dictent, mais en disciples qui écoutent et qui apprennent.

     Exigence terrible, absolue, effrayante : « Et en entendant les disciples tombent sur leur face et ont terriblement peur. » Le fait de tomber sur sa face, sans force, c’est la réaction classique, biblique, de qui est en présence du dieu : il ne peut tenir sur ses pieds, il s’effondre. C’est le dieu qui doit le relever, sans quoi il reste sans force. Matthieu a une manière particulière de le dire : tout-à-l’heure ils voyaient la « face » de Jésus (que pourtant ils suivaient…!), maintenant ils tombent sur la leur. C’est leur apparence, leur contenance qui s’effondre, ce qu’ils présentent dans une rencontre. La rencontre du dieu dans la nuée a fait se dissoudre leur image, celle qu’il donnent d’eux-mêmes. Ils sont en quelque sorte dans la nudité de leur être, sans calculer leur apparence, sans plus pouvoir maîtriser leur image. Et en même temps, ils en sont délivrés. Se joue déjà pour eux ce qui se rejouera à Jérusalem, quand la sombre nuée les prendra tous sous son ombre (« Depuis la sixième heure, une ténèbre survient sur toute la terre… » Mt.27,45) et que pas un n’aura le courage de se tenir là car dès avant, dans la nuit de Gethsémani, ils se seront enfuis (« Alors les disciples, tous, le laissent et fuient. » Mt.26,56).

     Mais pas plus ici que là l’expérience ne s’arrête à ce stade. « Et Jésus s’approche et les touchant dit : levez-vous et n’ayez pas peur. » Désormais, c’est le sens du toucher qui est le moyen adapté, celui de la plus grande proximité, là où la vue était celui de la plus grande distance. Jésus est dans le mouvement même de celui qui se fait proche et solidaire : pour eux aussi il est celui qui se tient tout proche, qui vient au contact. De la vue et de la représentation, ils sont passés à la foi et à l’ouïe : les voilà maintenant dans la présence et le contact. Et son ordre cette fois les relève, les réveille, les ressuscite (c’est le même mot), en même temps qu’il les délivre de toute peur. Au fond, tant qu’ils tenaient à la représentation qui était la leur, ils avaient des raisons d’avoir peur : peur qu’on la leur enlève, peur d’en être frustré. Mais à présent, ils n’ont plus rien à perdre, ils ont juste à s’ouvrir à ce qui leur est donné, au Jésus véritable et à sa manière de mener sa mission, pour la faire leur.

     « Or levant leurs yeux, ils ne virent personne sinon Jésus même, seul. Et descendant de la montagne, Jésus leur ordonne en disant : ne dites à personne la vision jusqu’à ce que le fils de l’homme se lève d’entre les morts. » L’effet de cette expérience, c’est qu’ils voient Jésus, tel qu’il est, et qu’ils ne voient plus que lui. Ils le voient sans leurs a priori, sans leur pré-interprétation du personnage ou de son rôle. Et désormais l’expérience s’achève, ils « débarquent » de la montagne et de tout ce qu’elle représente, du lieu initiatique où Jésus les a fait évoluer. Retour dans la « vraie vie ». Et premier ordre : ne pas parler de cette expérience. Comme précédemment il leur avait commandé de « ne dire à personne qu’il est le messie » (Mt.16,20). Les autres non plus, il ne faut pas les conduire sur de fausses pistes, mais les accoutumer à accueillir au plus près d’eux celui qui se fait proche, qui se fait solidaire, qui a choisi de n’être jamais séparés de nous.

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