Jusqu’où mène l’amour mutuel : dimanche 17 mai.

Le texte de l’évangile sur le site de l’AELF.

Pour situer le texte :

     Le texte d’aujourd’hui se situe presque dans la suite de celui de la semaine dernière : pas la suite immédiate, il manque deux versets, mais nous sommes toujours dans la réponse de Jésus à Philippe. Nous somme surtout dans la suite de la révélation spéciale qu’il fait à cette occasion.

     Un petit mot général tout de même, à propos de l’évangile de Jean : si on a trois évangiles appelés « synoptiques », qui rapportent chacun un témoignage  construit autour d’un Jésus qu’on a regardé vivre, l’évangile de Jean est appelé « théologique ». Il saisit quelques faits et gestes de Jésus, choisis parmi beaucoup, et construit toute une réflexion autour, souvent sous la forme de longs discours prêtés à Jésus lui-même. C’est donc un texte très « méditatif », mais aussi un peu déconcertant parce qu’il développe toute une réflexion, et si l’on s’attend à un univers semblable aux trois autres évangiles, on peut être mal à l’aise. Ce n’est pas que le témoignage des synoptiques soit exempt de réflexions : au contraire, chacun est guidé par les réflexions et la pensée de son auteur. Mais cette pensée s’exprime sous le mode du récit, comme les anciens en ont l’habitude à travers leurs mythes. La réflexion ne paraît pas, elle se devine à peine, alors qu’elle est bien la matrice du récit. Chez Jean, la réflexion est au contraire plus manifeste, et s’exprime sous la forme du discours.

     Je rappelle donc le texte qui précède à partir du début de cette révélation spéciale : « Amen, amen, je vous dis : qui croit en moi, fera lui aussi les œuvres que moi je fais ; et même il en fera de plus grandes, parce que moi je vais vers le père. Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai pour que le père soit glorifié dans le fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.« 

Mon modeste commentaire :

     En appelant à croire en lui, Jésus vient donc d’évoquer la demande : « Ce que vous demanderez en mon nom, c’est cela que je ferai, afin que soit glorifié le Père dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai moi-même. » La répétition donne un peu le tournis ! Mais on voit bien deux formulations parallèles, encadrant un but énoncé. Le but : « afin que soit glorifié le Père dans le Fils. » Il me semble que cette « gloire », il nous faut en chercher la signification dans la notion hébraïque du [kabôd] : c’est ce que Dieu manifeste de lui-même -car Dieu lui-même ne se laisse pas voir-, et c’est conjointement ce qu’il accomplit dans l’histoire des hommes et qui oriente celle-ci. Le mot a été étymologiquement rapproché de celui de « poids » : la gloire, c’est comme un poids, notion physique fort mystérieuse car elle inclut une présence mais aussi une force entraînante relevant de l’attraction liée à cette seule présence. Au centre et au bout, donc, de ces demandes auxquelles Jésus nous invite, il y a l’idée que le Père « ait du poids » dans le Fils. Autrement dit, ce lien unique avec le dieu, lien exprimé par Jésus à travers toute sa vie, sa parole, son action, donne à ce dieu du poids dans notre histoire, ou constitue sa force d’entraînement dans notre histoire.

     Et de fait, ces demandes sont à chaque fois assorties d’une précision ou d’une condition : elles sont faites [én tô onomati mou], « en mon nom« . Jésus s’engage à faire ce que nous demanderons « en son nom« , et c’est si l’on demande « en son nom » qu’il fera lui-même. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de nom, apparemment si déterminante ? Difficile à dire, tant il y a là de richesse, je me bornerai à quelques remarques.

     Pour commencer, nommer une chose c’est l’accueillir dans son univers et pour ce qu’elle est : c’est ainsi que le premier homme à qui Yahvé-Dieu amène les animaux qu’il vient de créer (cf. Gn.2,19-20) les nomme, mais sans trouver ce qui fera qu’il ne soit plus seul -ce que Dieu ne jugeait pas bon ! Et quand le même lui amène la femme après l’avoir formée, l’homme dans un cri de joie lui donne un nom, « femme » (en hébreu, [isha]),  pour l’accueillir comme celle qui est « à la fois semblable et opposée à lui« . Et il faut remarquer qu’au passage, l’homme a lui-même changé de nom. Seul, il est [adam], l’homme ou l’humain au sens générique. Mais avec la femme, il est devenu [ish], dont vient le nom [isha], comme un couple masculin-féminin. Ainsi, ce n’est pas la femme qui vient de l’homme, mais tous deux adviennent d’une séparation puis d’une rencontre. Ainsi aussi, le nom dit et fait la place d’une réalité dans un univers.

     Mais le nom, c’est aussi et par là-même le secret, le mystère d’un être. En hébreu, le mot « parole » se dit [dabar], la racine en est [dbr]. C’est exactement la même racine que le mot [debîr], qui désigne le « saint des saints », cette partie du temple où seul le grand-prêtre pénètre et une seule fois par an, qui reste cachée à tous. La parole, le nom, contient donc le secret de la chose ou de la personne. Ainsi, le gage unique que Dieu donne à Moïse au buisson ardent, c’est la révélation de son nom pour toujours, assorti de la charge de sanctifier ce nom (c’est-à-dire de manifester au monde que Dieu est « l’autre ») : « Je suis qui je suis » (Ex.3,15). Mais on voit que ce nom est aussi un refus de donner son nom : je suis qui je suis, nul ne peut me nommer ! Un nom unique qu’aucun peuple n’emploie, un nom aussi qui dit l’impossibilité de nommer Dieu, car nommer c’est aussi comparer, et à qui pourrait-on comparer Dieu (cf.Is.46,5) qui est unique, non seulement numériquement, mais surtout « unique en son genre » comme dit l’expression.

     On le voit : demander quelque chose « en mon nom » ou « dans mon nom« , c’est se situer dans l’univers et le point de vue de Jésus, mais aussi dans son mystère inépuisable. Jésus ne nous donne pas une recette magique pour que nos demandes aboutissent : ce serait l’acte magique par excellence, la réalisation ultime de nos appétits de puissance. Non, il nous invite à une conversion, à un changement de point de vue. Demander, c’est d’abord se convertir. Mais si nous épousons son propre point de vue, nous nous situons dans la perspective de ce qu’il fait. Et il peut nous certifier quant à l’objet de nos demandes : « Ce que vous demanderez en mon nom, c’est cela que je ferai ». Autrement dit, une fois que vous avez adopté mon point de vue, vous demanderez cela-même que je veux faire. Et il peut aussi  nous certifier quant à l’acteur : « Si vous me demandez quelque chose en mon  nom, je le ferai moi-même. » Autrement dit, une fois que vous avez adopté mon point de vue, si une demande vous vient, sachez que c’est justement ce qui me tient à cœur et que je suis en train de faire !

     Mais alors, comment avoir avec lui une telle proximité ? Comment être ajusté à lui en fait, et non par illusion ? Car l’illusion est le grand écueil de la vie spirituelle… Jésus énonce deux conditions, et c’est justement le début de l’évangile d’aujourd’hui (enfin ! me direz-vous…) La première : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Quelques instants auparavant, dans le même discours d’adieu, il a dit : »Je vous donne un commandement neuf : aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Alors, première condition pour changer de point de vue et adopter celui de Jésus : vivre dans un amour mutuel comparable au sien, un amour qui va jusqu’au don de soi. Je reviendrai un peu plus loin sur ce sujet.

     Deuxième condition : « Et moi j’interrogerai le Père et un autre paraclet il vous donnera, afin qu’il soit avec vous en vue de l’éternité, l’Esprit de la vérité, celui que le monde ne peut recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure chez vous : et il sera en vous« . A propos de nos demandes, Jean a mis dans la bouche de Jésus le verbe [aitéô], qui veut dire demander quelque chose, pour soi ou pour quelqu’un d’autre. Pour lui-même, c’est un autre verbe que Jean met dans la bouche de Jésus, [érôtaô], qui veut dire demander au sens d’interroger, et qui devient demander avec prière, avec insistance. Jésus ne « demande » pas à son père comme nous lui « demandons ». Lui est déjà parfaitement ajusté, et s’il demande il obtient.

     Surtout, s’il dépend de nous de vivre dans l’amour mutuel, il en faut un autre pour épouser totalement le point de vue de Jésus, un autre « paraclet ». Le [paraklètos], c’est quelqu’un qui ne se substitue pas à vous, mais qui vous accompagne, qui vous encourage par sa présence, qui vous fortifie, qui vous conseille. Dans le droit français, c’est un peu celui que vous avez le droit de prendre avec vous quand vous êtes convoqué par votre chef pour un entretien décisif : vous pouvez parler avec lui, il peut vous parler, il peut poser des questions au chef, etc.

      Ce rôle, c’est jusqu’à présent Jésus lui-même qui l’a tenu auprès des disciples, il a été le premier « paraclet ». Mais il s’en va, et il va envoyer « un autre« paraclet. Mais il n’est pas un autre au sens d’une deuxième aventure, qui s’ajouterait à celle vécue avec Jésus. Si les disciples le connaissent, c’est parce qu’ils se sont accoutumés à lui en côtoyant Jésus, et c’est comme cela qu’il demeure déjà « chez eux » ou « à côté » d’eux. C’est l’esprit même de Jésus, autrement dit l’intimité même de Jésus. Côtoyer Jésus prépare à recevoir son esprit, et enseigne aussi à le reconnaître. La nouveauté, c’est qu’ « il sera en vous« , toujours et encore le même [én], dans. La voilà, l’intimité de Jésus : une inclusion dans son mystère, son « nom » partagé.

     Le don en sera sans retour, car les dons de Dieu sont de vrais dons. Il sera donné pour nous faire entrer dans l’éternité (c’est la particule [eis], indiquant le mouvement qui fait entrer, qui est encore employée ici). Ce don fait la différence, il fait ce que nous-mêmes ne pouvons pas faire : nous mettre « dans le nom » de Jésus. C’est grâce à lui que nos demandes ne sont plus des actes de puissance pour faire advenir nos volontés, mais qu’elles se convertissent dans le point de vue, dans l’univers, dans le mystère personnel de Jésus : qu’elles visent que le père « ait du poids ».

    « Je ne vous laisserai pas orphelins, je viens à vous. Encore un peu et le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez car je vis et vous vivrez. » On est orphelin quand on n’a plus de père ou de mère. Ici il est question de père. Jésus a un père : il en parle sans cesse. Et il a manifesté clairement, c’était le texte de la semaine dernière en particulier, qu’il voulait nous le donner pour père à nous aussi. Jusqu’à présent, nous avions accès à son père parce que nous avions accès à lui Jésus : « qui apprend à me connaître, apprend à connaître mon père« . Mais avec sa mort, un nouveau problème se pose : comment garder ce contact avec le but ultime de notre vie, avec ce père qui nous attend ? « Encore un peu » et cette question va se poser : mis au tombeau, « le monde ne [le] verra plus« … Or puisque « qui me voit, voit le père« , ne plus le voir c’est rester sans père, être orphelin de père. Et comme nous le disions la semaine dernière (Murmure intérieur), rester sans père c’est aussi rester sans but, sans projet ultime, sans ce quelque chose qui nous soulève et donne sens à l’existence. La disparition de Jésus pourrait donc laisser chacun sans but dans l’existence… Mais il en ira différemment des disciples. Quelle différence ? Remarquons ici la structure de cette phrase, qui répète la structure d’une phrase précédente !

     Nous avions « l’esprit de la vérité, celui que le monde ne peut recevoir parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez » et nous avons maintenant « encore un peu et le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez… » A chaque fois, à quelques mots d’intervalle, on a la même structure mettant en regard l’expérience de « tout le monde » et celle du disciple. La raison de la différence des disciples, la première fois, est déjà donnée, c’est le don de l’esprit, et la nouveauté que « il sera en vous« . De même ici, cette nouveauté de l’esprit, présent et à demeure « dans le disciple », va entraîner une deuxième différence d’avec « tout le monde » : les disciples, eux, verront Jésus après sa mort. S’agit-il d’apparitions ? Non, en fait il ne s’agit pas de cela. « Car je vis, et vous vivrez« . Un présent pour Jésus, un futur pour les disciples. La vie qu’a déjà, en ce moment-même, Jésus : celle-là, les disciples l’auront en partage. C’est parce qu’ils vivront de la même vie, qu’ils le « verront« . Il ne s’agit pas d’énoncer les disciples comme une classe à part de « tout le monde » : il s’agit d’énoncer ce que tout le monde devient quand il devient disciple. Il s’agit de montrer le « plus » que constitue pour tout le monde de devenir disciple.

    Or quelle est-elle, cette « vie » particulière dont Jésus vit déjà ? « En ce jour-là vous connaîtrez que je suis en mon père, et vous en moi et moi en vous. » La voilà décrite : c’est une vie qui est échange permanent et profond avec son père. La raison pour laquelle la mort va être mise en échec est énoncée avant même que la mort ne l’atteigne ! C’est que cette vie consistant en échange est hors d’atteinte. Que peuvent des piques et des clous contre la présence réciproque l’un en l’autre de deux êtres ? Ainsi, suivre Jésus, le regarder vivre, vivre avec lui, c’était apprendre à le connaître, et par là apprendre à connaître son père. Maintenant, une fois franchie cette étape décisive où l’expérience commune sera de ne plus le voir, il y a encore à « apprendre à connaître » (c’est toujours le même verbe) : mais c’est fois-ci, l’expérience est celle de cette présence l’un à l’autre et l’un en l’autre des deux qui s’aiment. Et elle se fait pour le disciple par la même expérience, mais vis-à-vis de Jésus : « …et vous en moi et moi en vous« . Découvrant qu’une fois Jésus mort et disparu aux regards, il n’en est pas moins présent au cœur, découvrant aussi être présent à son cœur, les disciples ensemble (c’est bien un « vous » dont il s’agit) font l’expérience avec Jésus de ce que lui, Jésus, n’a cessé de vivre à chaque instant avec son père. Et ainsi entrent-ils de nouvelle manière dans son mystère manifesté, dans son « nom« .

     Cette expérience dont il vient d’être question est une expérience active, exprimée par une succession de participes présents. Pardon pour la lourdeur de la traduction, mais cela donne : « Celui qui est en train de s’attacher à mes commandements et en train de les observer, c’est celui-là qui est en train de m’aimer. Or celui en train de m’aimer sera aimé par mon père, et moi je l’aimerai et je me manifesterai moi-même à lui. » De quels commandements est-il question ? N’oublions pas que tout ce « discours d’adieu » est construit par Jean comme l’explicitation d’un geste qu’il est seul à raconter, le lavement des pieds : geste qu’il place là où les autres évangélistes placent le récit de la dernière cène et de l’institution qu’il y fait de la nouvelle pâque. Les deux gestes ont en commun d’être des anticipations par Jésus de sa mort, anticipation par laquelle il dépasse celle-ci, en fait une offrande libre.

     Or pour Jean, l’explicitation de ce geste se fait en deux temps, « si donc moi je vous ai lavé les pieds, le seigneur et le maître, vous aussi devez les uns aux autres laver les pieds » : le geste accompli par le maître, qui lui est seigneur, entraîne a fortiori ce même geste dans la réciprocité entre les disciples. Le geste n’est pas encore explicité, mais la réciprocité est déjà introduite comme la conséquence nécessaire, incontournable. Deuxième temps : « Un commandement nouveau je vous donne : que vous vous aimiez les uns les autres ; selon que je vous ai aimé, aimez-vous aussi les uns les autres. » Dans cette exemplarité entraînant réciprocité, le geste est explicité comme aimer, et aimer d’une manière propre à Jésus, aimer en donnant sa vie. Notre actualité, avec les « gestes-barrières » et surtout la barrière faite aux gestes, nous rend cette interprétation plus évidente : toucher, c’est prendre sur soi la mort qui affecte l’autre. Les pieds qui marchent dans la « poussière du sol », nourriture donnée en condamnation au serpent du jardin d’Eden, foulent la mort qui y est présente de manière séminale : telle est la conviction des anciens. Laver les pieds, c’est enlever la mort qui se trouve sur les pieds, mais c’est entrer en contact avec elle et la prendre sur soi. C’est une contamination volontaire et thérapeutique. C’est cela, « selon que je vous ai aimé« . Et c’est cela, le « commandement« .

     Aimer ainsi, ne s’invente pas. Aimer ainsi ne se pratique pas non plus spontanément, mais s’apprend. Et c’est cela que vise tous ces fameux participes présents que j’ai lourdement traduits par des « en train de », histoire d’en faire saisir l’actualité. Si ce commandement, cet amour mutuel jusqu’à l’offrande de sa vie, provoque l’attachement et un début de mise en pratique, même si ce n’est qu’un début : eh bien c’est un début d’amour de Jésus. Et aimer, c’est l’inclusion réciproque précédemment évoquée, le « vous en moi et moi en vous« . Les formulations de Jean sont finalement très denses, parce qu’elles se chargent au fur et à mesure du discours. Si je remets les choses bout-à-bout, Jean développe la succession d’idées suivantes  : chercher à vivre  l’amour mutuel, le souci de la vie de l’autre au point de mettre la sienne propre (s’il fallait) en péril, c’est expérimenter d’aimer Jésus et d’être aimé de lui. Et cette dernière expérience, c’est l’expérience du père, c’est toucher au but ultime de sa vie, c’est entrer dans l’intimité même de Jésus avec son père et partager cette intimité. Le disciple est invité, dès lors qu’il s’essaye à aimer d’autres, à la table d’un éternel échange d’amour entre le fils et le père. Et il y est invité parce que l’esprit même de Jésus, l’esprit dans lequel il a vécu et aimé, est communiqué au disciple, lui donnant de vivre et d’aimer « selon que je vous aimé« . La vie dans la Trinité est inaugurée dans le service du frère.

Roublev Trinité
Le père, à gauche, avec sa maison derrière la têt, est origine de toute l’image. Le fils au centre, le regard plongé dans le sien, l’arbre de vie derrière lui, est au centre de la coupe formée par les deux silhouettes extérieures de l’image : il est éternelle offrande dans son contact-incarnation avec la terre, autel où est posée son offrande. L’esprit, prêt à partir, la main en oiseau, donnera à ceux qui le reçoivent d’entrer dans la même inclination, le même regard, la même offrande, que le fils.

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