Perdre le goût du pouvoir : dimanche 17 mars.

Lire le texte de l’évangile sur le site de l’AELF.

Pour situer le texte :

     Le texte qui nous est proposé aujourd’hui se situe dans une section ultérieure à celles que nous avons parcouru jusqu’à maintenant. Nous avons vu le ministère prophétique de Jésus évoluer : dans un premier temps, il proclame le royaume le sabbat dans les synagogues ; dans un deuxième temps, il le fait avec d’autres un peu tout le temps et en plein air, à cause du nombre croissant d’auditeurs ; dans un troisième temps, il institue un groupe, les Douze, et dispose ses disciples à devenir des relais pour les foules innombrables qui se pressent maintenant.

     La nouvelle étape, c’est d’envoyer les Douze avec pleins pouvoirs : ce sont eux qui vont proclamer le royaume et effectuer les guérisons, autrement dit la délégation est totale. Dans ce contexte, il associe aussi les Douze au signe qu’il effectue pour le plus grand nombre de personnes à la fois, à savoir la multiplication des pains, il s’enquiert auprès d’eux des réactions des gens à son sujet, mais aussi il commence à annoncer à ces mêmes Douze sa fin tragique, il y insistera par trois fois.

     L’épisode d’aujourd’hui se situe juste après la première de ces trois annonces. On pourrait même dire qu’il se situe entre les deux premières annonces, tant elles sont rapprochées (alors que la troisième annonce est située par Luc beaucoup plus loin, comme au seuil de l’ultime étape). On a ainsi l’enchaînement suivant : 1) Pierre, après avoir rapporté les on-dits des foules au sujet de Jésus, lui assure qu’il est à son avis le messie. 2) Jésus réagit par la première annonce de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, cette issue entraînant d’ailleurs des conséquences pour tous ceux qui veulent être ses disciples. 3) Jésus emmène huit jours après Pierre, Jacques et Jean sur la montagne pour une expérience extraordinaire (notre épisode). 4) Le lendemain, en revenant de la montagne, Jésus guérit un garçon que même les disciples ne parviennent pas à guérir, suscitant admiration et étonnement. 5) Face à cela, Jésus renouvelle son annonce de sa passion et de sa mort (exclusivement, cette fois), et de nouveau insiste sur les conséquences de ce fait pour les disciples. Enfin 6), il part résolument vers Jérusalem.

     Cet enchaînement nous fait comprendre, me semble-t-il, que l’expérience sur la montagne appartient à la réaction de Jésus à la fois pour corriger la fausse idée que Pierre et les autres se font de lui-même, et aussi pour les préparer à cette issue fatale qu’ils n’arrivent pas à envisager ainsi qu’à ses conséquences pour eux, dans leur manière d’être disciple. Et donc, c’est ce que je voudrais y chercher aussi.

Mon modeste commentaire :

     Le mot le plus fréquent du passage que nous lisons est le verbe [gig’nômaï], pas moins de six fois en si peu de mots : au sens propre, il s’agit de devenir, par opposition à être : le mot évoque le changement, le fait que les choses ne demeurent pas comme elles sont, qu’elles évoluent. Ce sont les eaux du fleuve qui ne sont jamais les mêmes. Par suite, ce verbe traduit le fait de naître, de se produire, de survenir, de changer. L’épisode est dominé par cette idée d’évènements qui surviennent, de ce qui se transforme, de la mutabilité. Les idées toutes faites sur Jésus (« Tu es le messie », avec toute l’implication non seulement religieuse mais politique du mot) doivent évoluer pour s’ouvrir à son mystère, à ce qu’il devient effectivement. Chacun de ces [gig’nômaï], de ces « devenir », scande en quelque sorte les étapes du texte.

     Tout se passe comme si Jésus faisait entrer trois de ses disciples dans ce qui advient à lui-même, pour les orienter sur une voie de disciple qui abandonne totalement la perspective de pouvoir –qui se trouve dans l’aspect politique, intrinsèque au messianisme. A ce titre, au vu de ce qu’on observe aujourd’hui de ce qu’est devenue l’Eglise « catholique » (je prend ici le mot au sens d’une étiquette qui distingue certains disciples de Jésus des autres -sens qui ne souligne pas le moindre des échecs !), on peut se demander si Jésus a bien réussi… Mais la dénonciation mondiale du « cléricalisme », du « pouvoir des clercs » donc, nous invite à une lecture éminemment actuelle de cette épisode sur la montagne : comment nous laisser entraîner loin de la tentation du pouvoir ? Comment abandonner « notre Jésus », sur lequel nous fondons trop facilement cette tentation du pouvoir, pour entrer dans le « Jésus » qu’il dévoile lui-même ? Et quel est-il, celui-là ?

     Qu’on me pardonne d’insister à ce point, mais je ne peux m’abstraire de cette actualité dans ma lecture de l’évangile, je ne peux qu’y chercher un chemin dans la confusion où nous sommes jetés aujourd’hui. Je le cherche d’autant plus que les premiers mots du passage d’aujourd’hui, « Or il advient après ces paroles environ huit jours et… » font un clair lien avec les paroles qui précèdent, des paroles par lesquelles Jésus réagit à la glorieuse profession de messianisme de Pierre, dans le sens d’une réorientation profonde. Or ces mots capitaux pour le sens ont … été supprimés du texte, en faisant un épisode isolé. Cléricalisme inconscient (ou pire !) des auteurs du lectionnaire ? Qu’importe, mais persévérons.

     Donc, « se chargeant de Pierre et de Jean et de Jacques, il monte prier dans la montagne. » [prôséoukhômaï], peut vouloir dire abstraitement prier, adorer, mais le plus souvent c’est concrètement adresser une prière, demander par une prière. La montagne étant traditionnellement dans les Ecritures (et pas que là !) le lieu de la rencontre du dieu, on voit bien à qui cette prière s’adresse. Jésus voudrait manifestement que ses disciples changent de mentalité ou d’approche à son égard, qu’ils envisagent autrement ce que c’est que d’être ses disciples. Il sait aussi qu’il n’a, pas plus que quiconque, le pouvoir de changer les cœurs : ceux-ci doivent changer par eux-mêmes. Il sait –on l’a vu la semaine passée– combattre ses propres tentations du pouvoir, mais comment faire pour celles des autres ? Et pourtant il s’en charge, ce que veut dire aussi le verbe [paralam’banoo] : il ne peut rien lui-même, mais justement il prend avec lui du moins trois d’entre eux, ce n’est pas simple compagnie mais bien action résolue et solidarité entière. Bel exemple : il ne s’agit pas de laisser tomber ceux qui n’envisagent pas les choses comme il faudrait, mais d’en porter la charge dans notre impuissance même, et de s’offrir ainsi au dieu. Se présenter devant lui avec nos solidarités, de manière à lui exposer aussi ces autres cœurs qui nous préoccupent dans notre impuissance.

     Je note au passage que pour Jésus, prier (action très commune, mais très ambigüe, au fond), c’est d’abord se reconnaître impuissant, et même exposer à un autre son impuissance : la tentation du pouvoir peut s’exercer comme jamais dans la prière, notamment lorsqu’on explique au « Bon Dieu » ce qu’il devrait faire en lui demandant telle ou telle chose bien précise ou en réclamant tel ou tel résultat bien repéré. La prière, pour être vraie, est un lieu de conversion sans pareil, mais sur lequel la lucidité est difficile tant elle est intime. Je note aussi que Jésus n’enjoint à personne de prier, il ne fait pas d’appel à la prière pour que « ça s’arrange » : cela le regarde lui, c’est l’exposition de son impuissance, qui lui appartient en propre. Ce n’est pas que « prier suffit » : mais l’insuffisance constatée et reconnue du priant le conduit personnellement à s’offrir à l’action d’un autre, sans savoir le moins du monde ce que sera celle-ci, ni même si elle sera.

     Nouveau changement : « Et dans son prier, la forme de sa figure devient autre et son vêtement, blanc fulgurant. » Il porte devant un autre son désir que ses disciples le voient autrement pour ne pas rester figés dans leur regard marqué par la tentation du pouvoir. Et dans l’action même de ce désir porté, il apparaît autrement. Sa « figure » devient autre : [prôsoopôn] c’est la face, mais c’est aussi le personnage, le masque de théâtre. J’aime bien l’idée de « figure« , parce qu’elle évoque la représentation, ce qui est accentué par un redoublement : la forme de sa figure, ou l’aspect, ou les traits. En fait, il s’agit de ce qui donne à une chose ou une personne son caractère particulier, distinctif. Autrement dit, les mots de Luc ne disent pas avant tout que Jésus change d’apparence, ils disent que les repères par lesquels d’autres le distinguent comme « Jésus » sont modifiés, ce sont d’autres ([étérôs]) repères, des repères différents. Et dans ce sens, les vêtements eux-mêmes sont modifiés : tant il est vrai que les vêtements posent un personnage. Voici qu’ils deviennent  blancs, ou brillants, ou pâles, en tous cas jetant des éclairs. Effet éblouissant.

     Ce n’est pas le seul changement. Sous le même « devenir » se trouve la suite : « Et voici, deux hommes parlent avec lui –c’étaient Moïse et Elie–, eux apparaissant en gloire parlent de son départ qu’il doit accomplir à Jérusalem. » Alors que Jésus prie pour un changement de regard de ses disciples, non seulement se transforment les repères qui permettent de l’identifier comme Jésus, mais il leur est montré parlant avec deux autres prophètes, les plus grands même, qui eux apparaissent [én doxèè]. Voilà un mot tout-à-fait intéressant dans la lecture qui est la nôtre. La [doxa], c’est d’abord l’opinion (le jugement, l’avis, la croyance, ce à quoi on s’attend, la conjecture), c’est ensuite la réputation (bonne ou mauvaise, et par suite la gloire, l’honneur). Je comprends cela aujourd’hui comme voulant dire que Moïse et Elie, eux, sont reconnaissables : ils ont quant à eux les indices d’apparence qui permettent à ceux qui ne les ont jamais côtoyés (et pour cause !) de les reconnaître. Ils sont comme on s’y attend, ce qui fait contraste avec Jésus.

     Et ils parlent de son [exôdôs], de sa sortie, ou de l’issue : le sujet de leurs échanges, c’est justement ce que Jésus a annoncé à ses disciples en réaction à la profession de messianisme de Pierre. Jésus ne leur a pas dit cela sur un coup de tête ou par un effet de fausse modestie : il en reparle encore comme d’une réalité assurée avec les deux plus grandes références religieuses des disciples. Ils en parlent comme d’une chose incontournable. Dans la blancheur d’une lumière fulgurante, Jésus n’est plus reconnaissable, les repères manquent : comme dans les rougeurs crépusculaires du sang versé il sera méconnaissable. Mais ceux qui veulent le suivre doivent d’urgence quitter leurs attentes marquées par la prise de pouvoir : car il faudra le suivre encore quand tout est perdu, dans le même désaisissement.

     Ceux qui font profession de le suivre, justement, les disciples : comment réagissent-ils cette fois ? « Or Pierre et ceux avec lui étaient écrasés de sommeil. » C’est fou comme on a envie de dormir quand les choses ne se passent pas du tout comme on veut. On veut s’endormir, et quand on se réveillera, tout sera comme avant, sans souci. Le sommeil comme oubli, comme échappatoire à l’insurmontable réalité. « Or passant-la-nuit-en-veillant ils voient sa gloire et les deux hommes qui se tiennent avec lui. » Les mots sont un peu étranges, ils m’évoquent l’épisode de Gethsémani (mais Luc n’y reprend pas ces mots-là). Ce que je crois comprendre, c’est qu’ils luttent tout de même, comme ils peuvent, contre l’envie de fermer les yeux à cette fameuse réalité. Mais ils n’ont pas l’air de voir ce qui est décrit précédemment : la [doxa] qu’ils voient est celle de Jésus ! Alors que justement, c’est lui qui a changé d’apparence, lui qu’on ne peut plus identifier d’après les repères jusque-là acquis ! Décidément, le résultat est nul. La référence aux autorités religieuses antérieures, aussi authentiques soient-elles, est impuissante à opérer dans le cœur le changement attendu. Peut-être parce qu’il est trop difficile de les défaire de tout le poids d’interprétations à travers lequel ces figures viennent à nous ? Elles étaient « reconnaissables », identifiées par des repères forcément construits. Pas de changement de repères dans les yeux de Pierre et de ses compagnons. C’est compliqué, de quitter « son Jésus », avec tout le bénéfice qu’on en tire, mais aussi tout ce qu’on a construit autour de lui  à notre corps défendant…

     Alors nouveau « devenir » : « Et il advient, dans la séparation d’eux d’avec lui, que le Pierre dit à l’adresse de Jésus : ‘Chef, il nous est bon d’être ici, et faisons trois tentes, une à toi, et une à Moïse et une à Elie’, ne voyant pas ce qu’il disait. » Le nouvel évènement, c’est que les trois se séparent. Mais Pierre tient désormais à ce qu’il en a vu –aussi décalé que que ce soit. Il veut « canoniser » l’interprétation qu’il a donnée de ce qu’il a vu, le rendre éternel, irréformable, dogmatique. Surtout ne rien changer. Figer. Les derniers mots de commentaire de Luc sont significatifs : ne voyant pas ce qu’il disait. On traduit à bon droit « ne sachant pas« , c’est un des sens. Ou plutôt, c’est une partie du sens. Mais le verbe est bien [éïdoo] en grec, voir. Autrement dit, il ne sait pas ce qu’il dit, mais aussi ses mots ne traduisent pas ce qui se présente effectivement à sa vue. Il dit son aise devant ce qu’il croit avoir vu, mais ce n’est pas cela qu’il a vu. Tant qu’il tient à son « messie » politico-religieux, et au pouvoir qu’il entrevoit d’y fonder, il est aveugle à Jésus.

     Alors nouveau devenir : « Or lui disant ces choses une nuée advient et les obombre; mais ils ont peur lors de leur entrée dans la nuée. » Ils croient voir, ils vont avoir la certitude de ne plus rien voir. Un nuage, une nuée, vient qui les met sous son ombre. Sombre nuée, nuée d’orage peut-être, en tous cas elle établit la nuit et contraste violemment avec l’éblouissement fulgurant de la figure de Jésus. Les voici avec la peur, c’est-à-dire l’envie de fuir. Au moins, elle est expresse, cette fois. Ce n’est pas une fuite inconsciente dans le sommeil, c’est une envie de fuir physiquement, et donc une conscience d’en avoir envie. Je l’interprète ainsi : pour affronter sa tentation de pouvoir, celle que l’on tire d’une « vision » ou d’une interprétation de Jésus, il faut commencer par en prendre conscience. C’est un tout : conscience des avantages que l’on tire de « ce Jésus », conscience que l’on a peur de quitter cette position enviable et avantageuse. Et pour cela, le noir complet, la privation. Il ne voyait pas ce qu’il disait, il ne voit plus rien du tout. Peut-être qu’au plan ecclésial, la « nuit » par laquelle nous passons actuellement est-elle notre contribution à une prise de conscience des « cléricaux » (il n’y aurait pas de cléricalisme possible sans le consentement  de bien des laïcs !!!) . Il faut peut-être que tous soient perdus avec une envie de fuir (pour quantité de raisons, d’ailleurs) pour qu’un changement se fasse.

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     Nouveau devenir encore : « Et une voix advient hors de la nuée disant : celui-là est mon fils, le tiré-à-part, écoutez-le. » La vision ne fait pas place à une autre : on change de sens. Oui, oui, on change de sens, on passe de la vue à l’ouïe. L’ouïe, c’est moins rassurant, en apparence, que la vue. Mais il y a moins de méprise possible. C’est le sens par excellence de la foi. Ce qui est entendu ici c’est une voix, une sonorité, un chant : j’aime beaucoup cette dernière nuance du mot, je la trouve tellement  créative, tellement évocatrice. Entrer dans l’absence de toute vision jusqu’à entendre un chant, qui vient de cette absence même : car le chant sort de la nuée, il en vient, il est tiré d’elle. Le chant, c’est la joie qui commence de monter. Et ce chant identifie à coup sûr le vrai Jésus : celui-là est mon fils. Littéralement « le fils de moi« , sous-entendu : pas le tien. Ne le fais pas à ton image. Il ne te sauverait plus de rien, parce qu’il ne te sauverait pas de toi-même, ni de tout rapporter à toi-même. Il n’est pas comme toi : il est à part, choisi, tiré en dehors. Lui, il faut l’écouter, l’entendre : même si c’est désagréable. Si tu es son disciple, tu te mets à son écoute : comme lui, tu laisseras là tes appétits de pouvoir, comme lui tu seras livré. Comme lui tu seras conduit où tu ne voudrais pas aller. Comme lui tu seras condamné par les plus hautes instances politiques et religieuses…. Mais la seule chose qui compte c’est de l’écouter.

     Dernier « devenir » : « Et dans l’advenue de la voix Jésus se trouve seul…« , comme ré-engendré en fils unique, mais il est trouvé, retrouvé, le vrai Jésus. « …et eux se taisent : à personne ils n’annoncent rien, en ces jours-là, de ce qu’ils ont vu. » Peut-être l’ultime transformation. Garder le silence, car on découvre avoir été inutilement et inopportunément bavard. Il y a aura un temps pour parler, c’est quand il le dira. Quand cesseront les grands mots, les « condamnations solennelles », les grandes promesses que « désormais ça va changer juré craché », et que le silence laissera place à de vraies transformations, alors la vraie transfiguration aura réussi : non pas celle de Jésus (Luc n’emploie pas ce mot, d’ailleurs), celle de ses disciples, et particulièrement de ceux qui se réclament des Douze.

2 commentaires sur « Perdre le goût du pouvoir : dimanche 17 mars. »

  1. Bonjour Benoit,
    Merci de ton partage. Pour en revenir au pouvoir du cléricalisme et comment s’en détacher, j’ai toujours été frappé de cette obligation / volonté de vouloir vivre « à l’image » du Christ de toute la hiérarchie ecclésiastique qui se transforme trop souvent en « je suis son représentant » donc j’ai du pouvoir ! C’est mon église, je suis le pasteur et les autres les brebis etc. Ce qui est frappant c’est que durant tout l’évangile le Christ condamne le cléricalisme des pharisiens et grands prêtres de l’époque mais que jamais la clergé catholique d’aujourd’hui ne semble pouvoir envisager que ces paroles du Christ les concernent également eux, qui se comportent trop souvent comme des pharisiens des temps modernes !

    Aimé par 1 personne

    1. Comme tu as raison ! Il y a plein de tours de passe-passe comme cela, par exemple l’adage « Le prêtre est un autre Christ ». Et aussi la stratégie de toujours s’abriter derrière « l’Eglise », transformée en une véritable personne dans la manière d’en parler : il faut « servir l’Eglise », « honorer l’Eglise », « aimer l’Eglise ». Tu remplaces par « …le clergé », et le tour est éventé !

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